Mes films cultes

Cette liste est une sélection personnelle des films qui m’ont profondément marqué et ému, pour lesquels j’ai toujours un réel engouement à chaque visionnage. Aussi, loin d’être objectif (un exercice impossible), il s’agit bien là de partager des coups de cœur parmi lesquels se glisseront pour vous (je l’espère) quelques belles découvertes. Cependant, il n’est pas question encore une fois de faire une liste d’œuvres méconnues géniales, mais surtout d’être le reflet d’une réalité implacable : mes films préférés. Il s’agit donc uniquement des films vraiment efficaces que je ne me lasse pas de voir (même après plus de 3 visionnages minimum). Le tout forme un top 5 classé autour de 6 émotions essentielles pour le spectateur.

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Tristesse

Film dramatique dominé par une vive émotion de mélancolie ou de révolte.

1- Le tombeau des lucioles (1996)

Ce film d’animation raconte l’histoire de deux orphelins japonais que la Seconde Guerre mondiale a poussés à la misère et à la solitude. Bouleversant de bout en bout, on suit ce drame en alternant rire aux lèvres et larme à l’œil, innocence enfantine et profondeur d’adulte. Beau, poétique, juste et rythmé, ce bijou des célèbres studios Ghibli a décidément tous pour constituer une œuvre inoubliable.

2- Le Pianiste (2002)

Palme d’or à Canne, ce drame retrace la vie d’un pianiste juif qui va tout faire pour échapper à la déportation et survivre. De l’humiliation collective du ghetto de Varsovie à la solitude absolue d’une capitale en ruine, ce pianiste incarnera l’horreur absolue de la Shoah dans ce qu’elle a de plus bouleversant et universel. Miracle cinématographique de tristesse et d’humanité, le film s’offre même le luxe d’un pied de nez à la vindicte populaire facile en utilisant un officier allemand bienveillant comme ultime salut pour son héros.

3- Requiem for a Dream (2000)

Ce film implacable constitue une véritable descente aux enfers d’un jeune homme et de son entourage (meilleur pote, petite copine, mère âgée) pris dans l’engrenage de la drogue. Suivant le ballet musical des saisons, nos héros expérimenteront l’extase artificielle qu’elle procure (plaisir, éveil, popularité, etc.) pour mieux tomber dans l’angoisse du manque et la déchéance sociale ou physique. Visuellement puissants et musicalement magiques, tous contribuent à rendre ce film moralement violent et humainement essentiel. Il mérite donc qu’on s’accroche pour surmonter le choc et en ressortir grandit.

4- Lost in Translation (2003)

Un acteur hollywoodien has been va à Tokyo pour tourner une pub de whisky tandis qu’une belle jeune américaine y attend son mari entre deux déplacements. Prisonniers du même hôtel de luxe et de la barrière linguistique ou culturelle, ils vont faire connaissance et trompé leur morne solitude ensemble. Prient tous deux dans différents questionnements personnels et autres doutes existentiels, la complicité ambiguë qui va se nouer entre eux au fil de leur errance va leur permettre de retrouver leur vraie nature et surmonter leurs problèmes. À la fois décalé et d’une justesse inouïe, ce film étrange de Sofia Coppola réussit l’exploit d’allier la contemplation introspective et la pop sucrée positive. À déguster loin du jetlag.

5- Hotel Rwanda (2004)

Ce biopique suit la vie de Paul Rusebagina, un hôtelier responsable du sauvetage de milliers de personnes lors du génocide rwandais. Or, bien que très hollywoodien dans sa forme et ses excès, il parvient à nous émouvoir en approchant cet épisode historique horrible sur un axe plus humain. Loin d’illustrer crument le massacre et sa folie, il souligne la peur des rescapés en sursis qui se débattent pour trouver une issue. On se sent alors nous même impuissant face à l’horreur d’une violence injuste et arbitraire qui touche de vraies gens… et pas un numéro péremptoire en millier de morts.

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Évasion

Film fantastique ou aventureux dont le cadre invite à l’imaginaire.

1- La Planète des singes (1968)

La planète des singes est l’un des plus beaux classiques du cinéma de Science-Fiction qui donnera lieu à de nombreuses suites plus ou moins réussies. On y voit un engin spatial américain, égaré dans l’espace-temps, qui s’écrase en 3978 sur une planète inconnue. Les astronautes à bord y découvrent alors un monde mystérieux où des hommes primitifs subissent la domination de singes très évolués… Une inversion des rôles salutaire qui remet en cause la valeur de l’humanité tout en formant une aventure épique et exotique jusqu’à une magistrale révélation finale. Du bel ouvrage qui constitue l’un des piliers essentiels de mon imaginaire !

2- Le Seigneur des anneaux : la communauté de l’anneau (2001)

Rien à faire, l’adaptation cinématographique réussie du best-seller de J.R.R Tolkien à la base du genre « Héroic Fantasy » se devait de faire partie de cette liste. À la fois épique et dépaysant, le premier film de cette trilogie impose directement un univers dense par un soin inouï du détail et des décors. Il compose ainsi une magnifique porte d’entrée pour s’initier à ce type d’univers que j’affectionne particulièrement. Vivement que le futur film « Bilbo le Hobit » nous y fasse replonger !

3- Au-delà de nos rêves (1998)

Boudé par la critique pour son côté bien-pensant et fleur bleue, ce film a pourtant des atouts indéniables pour marquer l’esprit du spectateur le plus exigeant. Il retrace la vie d’un couple d’âme sœur qui peine à surmonter la mort brutale de ses enfants dans un accident. Réfugié dans le travail tandis que l’autre se plonge dans la peinture, ce couple parfait s’étiole jusqu’à ce qu’un nouveau drame ne les frappe… Pourtant même la mort ne saurait réellement les séparer. Car l’un sans l’autre le paradis devient enfer et ce n’est pas une métaphore. S’en suit un voyage fantastique génial vers son propre « au-delà » enrobé d’une dose de romance pour mieux éviter l’écueil d’un pensum mystique. Ainsi, derrière un emballage somptueux et aguicheur (visuellement sublime), se cache une réflexion de qualité sur le concept d’âme, de jugement dernier et de libre arbitre.

4- Sept ans au Tibet (1997)

En 1939, l’alpiniste autrichien Heinrich Harrer part planter le drapeau à croix gammée dans l’Himalaya. Fait prisonnier quand la guerre éclate, il s’évade en 1944. En découle une longue errance à travers le Tibet qui l’amène à Lhassa, où réside le jeune Dalaï-Lama. Là, l’alpiniste et l’enfant solitaire se lient d’amitié et partage leur doute. Notamment à l’arrivée de l’armée chinoise. Ainsi, tout contribue à faire de ce film de Jean-Jacques Annaud une fresque aventureuse de qualité, dopé par le choc que provoque la splendeur des décors himalayens et le poids culturel tibétain. Certes si là encore le bien pensant règne, la fougue qui se dégage de cette histoire l’emporte sur le cynisme.

5- Excalibur (1981)

Ce classique du cinéma fantastique reste encore aujourd’hui la meilleure adaptation cinématographique, et de loin, de la légende arthurienne. En effet, avec ce film chevaleresque qui pourrait constituer à lui seul la définition du mot épique, on retrouve les personnages du roi Arthur, Merlin l’enchanteur et autres Morgane entouré d’une belle aura de mystère et de grandeur. Il ne manquait décidément que la sublime musique classique de Carmina Burana pour achever d’imposer ce film baroque comme un chef d’œuvre grandiose et mémorable.

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Joie

Film comique dominé par les rires et autre émotion positive.

1- Forrest Gump (1994)

Forrest Gump est une épopée magnifique de la trempe de l’odyssée d’Ulysse qui ose un pari scénaristique fou : retranscrire prés de 50 ans d’histoire américaine à travers les yeux d’un homme simple d’esprit, mais plein d’humanité. On y glisse alors de la guerre du Vietnam au pas de danse d’Elvis en passant par l’invention du smiley. Et malgré tout, ses rebondissements incessants ne font jamais perdre l’intrigue de son cap afin de constituer une histoire d’amour au long court d’une grande finesse. Or si « La vie c’est comme une boite de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber »… Sur ce coup-là, il s’agit d’un arome unique qui mérite amplement ses 6 oscars. Un immanquable qui redonne foi en l’humanité.

2- Ridicule (1995)

Ridicule est sans doute le film, avec Cyrano de Bergerac, qui souligne le plus la richesse de la langue française dans ce quelle a de plus mordante et ampoulé. En effet, en suivant les joutes verbales incessantes des nobles de la cour de Louis XVI, c’est tout un pan de l’histoire qui est brossé au vitriol et porté par des dialogues d’une drôlerie et d’un panache unique. Derrière une comédie légère se cache ainsi la description d’un monde aristocrate en perdition entre luxe et décadence qui loin de sentir la révolution montée, n’a peur que d’une chose : le ridicule. Dès lors, le décor est planté pour justifier une succession de bons mots et autres vannes pleines d’esprit. On rit de bon cœur et on prend bonne note de cet univers atypique si merveilleusement dépeint.

3- Tangui (2001)

« Paul et Edith Guetz, un riche couple de cinquantenaires, ne supportent plus que Tanguy, leur grand fils modèle de 28 ans, vive toujours au domicile familial. Ce dernier a beau être brillant et charmant, ses parents vont faire de son existence un enfer pour le forcer à quitter leur luxueux appartement. » En fait, je ne saurait vraiment justifier pourquoi cette comédie française populaire et potache me fait autant rire. Tout ce que je sais, c’est que ça marche merveilleusement et qu’à chaque fois le charme opère. Je dévore les vannes et je ris du comique de situation. C’est bête et méchant… mais franchement malin.

4- Love Actually (2003)

Love Actually, c’est un peu ce que la comédie romantique peut faire de mieux pour envoyer des ondes positives et redonner la patate. On y suit la vie d’une vingtaine de personnages bien différents (rockeur ringard, secrétaire nympho, premier ministre, figurant de porno, etc.) pris dans leur petite névrose, qui se croisent et se recroisent, avec pour seul point commun : la recherche perpétuelle de l’amour. Bien sûr, avec un pitch pareil, tout en Angleterre est fantasmé pour n’en garder qu’une synthèse colorée et bienveillante. Pourtant c’est justement cette absence de réalisme et même d’embryon de noirceur qui fait la force de cette comédie rythmée en diable. Classique dans sa réalisation, je défis malgré tout quiconque de s’y ennuyer.

5- Aladdin (1992)

Aladdin est pour moi le meilleur dessin animé de Disney de tous les temps. Dépassant rapidement la simple histoire orientale de ce voleur qui bénéfice de trois veux en libérant un génie, ce film ose tout pour former un déluge d’image et de musique inoubliable. Ponctué de rebondissements incessants, il alterne sans broncher actions aventureuses, comiques absurdes, scènes romantiques, ballets burlesques, blagues anachroniques… Un vrai raz-de-marée humoristique qui réveille les zygomatiques et donne envie de bouger. Au passage, je signale que le génial Génie reste pour moi l’un de mes personnages les plus inoubliables.

6*- Jeux d’enfants (2002)

Ce film retrace la vie de deux personnages attachants (Guillaume Canet et Marion Cotillard) qui vont passer leur vie à chercher à s’aimer. Dés l’enfance, il choisisse la règle simple qui va conditionner leur existence : « Cap ou pas cap ? ». Dès lors, ce créé un conte moderne où s’alterne les paris les plus divers, drôle ou acerbe, beau ou cruel. Cap de passer l’oral du bac en sous-vêtement. Cap d’annuler son mariage. Cap de m’aimer ? C’est franchement une romance magnifique dont l’aspect fantasque équilibre merveilleusement l’aspect guimauve de ce genre. Le récit d’une longue vie belle, ludique et sexy. What else ?

* Cette 6eme place est la seule exception à la règle implacable du Top 5, mais je n’ai pas pu me résoudre à me séparer de l’un d’entre eux. Tant pis pour les maniaques obsessionnels dont je fais partie.

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Action

Film dynamique porté par des actions spectaculaires et de fréquents rebondissements.

1- Gladiator (2000)

« Le général romain Maximus est le plus fidèle soutien de l’empereur Marc Aurèle, qu’il a conduit de victoire en victoire avec une bravoure et un dévouement exemplaires. Jaloux du prestige de Maximus, et plus encore de l’amour que lui voue l’empereur, le fils de Marc Aurèle, Commode, s’arroge brutalement le pouvoir, puis ordonne l’arrestation du général et son exécution. Maximus échappe à ses assassins, mais devient gladiateur et prépare sa vengeance. » Gladiator est le meilleur péplum de l’histoire mêlant souffle épique, drame intime, intrigue politique… Du pain et des jeux pour du sang et des larmes. Décidément, j’adore chaque scène de ce drame virile qui réussit le grand écart entre action à grand spectacle et film d’auteur intimiste.

2- Matrix (1999)

Matrix est un mélange redoutable d’actions spectaculaires, d’univers riche de science-fiction et d’enjeux mystiques intrigants. Blockbuster ultime des années 2000, on ne présente plus l’histoire de ce pirate informatique à qui l’on révèle que la réalité est une simulation virtuelle créer par les machines pour mieux réduire l’humanité en batterie d’esclave. Heureusement que Néo « a pris la pilule bleue », car sinon nous aurions manqué un déluge sonore (BO rock-métal géniale) et d’effets visuels qui s’est aujourd’hui imposé comme standard cinématographique. Ainsi, si ce n’est l’acteur principal (pitoyable Keanu Reeves), le premier Matrix est une vraie réussite qui remet au gout du jour les univers pointus et exigeants en les enrobant d’un bel emballage rutilant franchement fun.

3- Doberman (1997)

Ce film français prend ce qu’il y a de meilleurs dans le cinéma d’action US en lui enlevant tout ce qu’il peut avoir de censure policée. Crue, violent et déjanté, ce best of du hold-up ! est donc une véritable réussite. Le pitch : Un gang de braqueurs redoutable doit faire face à un flic facho prêt à tous les excès pour les avoir. Quoi c’est tout ? Oui, mais il faut voir l’aspect haut en couleur de chacun des personnages interprétés sans complexe par une pléiade d’acteurs brillants (classieux Vincent Cassel, bonissime Monica Belluci, puissant Tchéky Karyo, etc.) du faux prêtre explosif, au petit nerveux en polo, en passant par la bombasse sourde-muette. Or si le casting est explosif, la réalisation n’est pas en reste avec un rythme haletant et des dialogues percutants. C’est noir, viril, sexy et nerveux… de la bombe.

  

4- le Cinquième élément (1997)

Avec ce film d’action science-fiction, Luc Besson ne s’embarrasse pas de détail qui complexifierait son univers. Tout est fait pour nourrir l’action d’un déluge d’enjeux galactique pour maintenir le spectateur attentif entre deux cascades explosives. Nous sommes au XXIIIeme siècle et la survie de l’univers dépend des actions d’un seul homme (Mr. Bruce Willis) qui va combattre le mal absolu en réunissant les 5 éléments (???) et en atomisant les obstacles intermédiaires. Rajouter une rousse sexy comme gros lot et le cocktail (Molotov) est prêt. Un film popcorn d’une redoutable efficacité qui est franchement distrayant une fois qu’on a laissé ses cerveaux au vestiaire avant d’entrer.

5- Starship Troopers (1997)

« Au XXIVe siècle, une fédération musclée fait régner sur la Terre l’ordre et la vertu, exhortant sans relâche la jeunesse à la lutte, au devoir, à l’abnégation et au sacrifice de soi. Mais aux confins de la galaxie, une armée d’arachnides se dresse contre l’espèce humaine et ces insectes géants rasent en quelques secondes la ville de Buenos-Aires. Cinq jeunes gens, cinq volontaires à peine sortis du lycée, plein d’ardeurs et de courage, partent en mission dans l’espace pour combattre les envahisseurs. » « Voulez-vous en savoir plus ? » Avec ce film parodique de SF hollywoodien, on rigole de bon cœur, entre deux tirs, de la bêtise de ses GI’s Joe propre sur eux et sexy, plongés dans l’horreur de la bataille. Un film d’action décalé, drôle, nerveux et inventif qui rend un vibrant hommage au militarisme primaire.

 

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Suspense

Film haletant jouant sur le stress et le mystère.

1- Cube (1997)

« Un groupe de personnes, sans savoir pourquoi, se retrouve enfermé dans une prison surréaliste, un labyrinthe sans fin constitué de pièces cubiques communicantes et équipées de pièges mortels. Le policier, l’architecte, l’étudiante en mathématiques, la psychologue et l’autiste captifs ne savent qu’une seule chose : chacun possède un don particulier qui, combiné aux autres, peut les aider à s’évader. Au fur et à mesure que la peur grandit, les conflits personnels et les luttes de pouvoir s’amplifient. » Un film haletant et paranoïaque basé sur une idée forte et bien exploité. Le suspens est total et le propos malin : « Qui du prisonnier prés à tout ou du cube est le moins humain ? ».

 

2- Strange Days (1995)

« Los Angeles 1999. Lenny Nero, flic déchu, mi-dandy, mi-gangster, s’est reconverti dans le trafic de vidéos très perfectionnées qui permettent de revivre n’importe quelle situation par procuration. Un jour, il découvre une vidéo révélant l’identité des meurtriers d’un leader noir qui va mettre le feu aux poudres. » Stange Days est un thriller cyberpunk imaginatif qui combine une intrigue policière de haute volée à de vraies trouvailles de science-fiction sur une BO extra. Le tout dans une ambiance inoubliable mêlant le désespoir des bas-fonds de Los Angeles avec ses gangs, ses putes, ses flics ripoux, ses patrons de club underground pervers… aux espoirs de renouveau et de fête liée au réveillon de l’an 2000. Voici donc un mix intelligent, prenant et percutant qui fait de ce film une franche réussite à l’ambiance inoubliable.

3- Sixième sens (1999)

« Cole Sear, garconnet de huit ans est hanté par un terrible secret. Son imaginaire est visité par des esprits menaçants. Trop jeune pour comprendre le pourquoi de ces apparitions et traumatisé par ces pouvoirs paranormaux, Cole s’enferme dans une peur maladive et ne veut révéler à personne la cause de son enfermement, à l’exception d’un psychologue pour enfants. La recherche d’une explication rationnelle guidera l’enfant et le thérapeute vers une vérité foudroyante et inexplicable.» Ce thriller fantastique eut un vrai succès populaire et il était franchement mérité. Fort d’une ambiance poisseuse du plus bel effet, il parvient à garder un suspens fort en suscitant la peur par le paranormal sans jamais tomber dans le film d’horreur kitch. De plus, la belle interprétation du gamin entraine une réelle empathie.

 

4- Harry, un ami qui vous veut du bien (2000)

« Les vacances de Claire et Michel s’annoncent plutôt difficiles. Entre leurs trois enfants, énervés par l’infernale canicule qui sévit sur la ville, et cette maison de vacances qui est en chantier depuis cinq ans, le couple est sur les nerfs. C’est alors qu’Harry débarque inopinément dans leurs vies, prêt à tout pour faire le bonheur de son ami Michel, dont il bouleversera l’existence. » Harry, c’est donc bien l’histoire d’un « ami » qui veut du bien et même un peu trop. Angoissant et paranoïaque à souhait, ce thriller implacable fait monter la tension progressivement jusqu’à prendre à la gorge le spectateur et le surprendre. Surement l’un des scénarios les plus efficaces du genre !

 

5- Shining (1980)

« Jack Torrance, gardien d’un hôtel fermé l’hiver, sa femme et son fils Danny s’apprêtent à vivre de longs mois de solitude. Danny, qui possède un don de médium, le « Shining », est effrayé à l’idée d’habiter ce lieu, théâtre marqué par de terribles évènements passés… » Adapté d’un livre de Stephen King, ce film de Stanley Kubrick est sans doute le meilleur film d’horreur de tous les temps. Découvert enfant, il m’a laissé une peur tenace dans un coin de ma mémoire tant le suspense et la folie qu’il dégage est intenses. Saluons d’ailleurs l’incroyable performance d’acteur de Jack Nicholson dont le regard de possédé porte littéralement ce film déjà bluffant d’esthétique glauque.

  

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Réflexion

Film dont le concept invite à une vive réflexion voir à une vraie prise de conscience.

1- The Truman Show (1998)

Truman est un petit bourgeois qui mène une vie tranquille dans une charmante bourgade balnéaire digne du plus mielleux des SOAP opéra américain. Pour lui, tout semble trop parfait et c’est justement à cause ça qu’il va commencer à douter de sa vie, voir de la réalité de son univers tout entier. De fait, il a raison puisqu’il fait l’objet d’une énorme émission de téléréalité dont lui seul ignore l’existence. L’acteur Jim Carey campe merveilleusement ce personnage attachant qui s’arrache progressivement à son monde artificiel rempli de figurant. Démarre alors pour le spectateur une vraie réflexion sur l’avenir de la téléréalité, la vacuité de notre propre existence et la part de voyeurisme présent en chacun de nous. Ainsi the Truman Show est un petit miracle qui aurait mérité facilement sa place dans d’autres catégories (Joie, Suspense, Tristesse) tant il joue magistralement sur tout les tableaux.

 

 

2- Fight Club (1999)

« Le narrateur vit seul, travaille seul, dort seul, mange seul ses plateaux-repas pour une personne comme beaucoup d’autres personnes seules qui connaissent la misère humaine, morale et sexuelle. C’est pourquoi il va devenir membre du Fight club, un lieu clandestin ou il va pouvoir retrouver sa virilité, l’échange et la communication. Ce club est dirigé par Tyler Durden, une sorte d’anarchiste entre gourou et philosophe qui prêche l’amour de son prochain par la violence. » Ce thriller coup-de-poing hautement divertissant est aussi un magnifique plaidoyer contre le consumérisme primaire, le surformatage des personnalités, l’affaiblissement de notre libre arbitre, l’assèchement de nos capacités physiques, la déchéance de notre sociabilité de meute… Bref la perte de notre identité. Un film d’une rare puissance qui réussirait presque à convertir à l’anarchisme le plus pantouflard des spectateurs !  

 

3- American Beauty (2000)

« Une maison de rêve, un pavillon bourgeois discrètement cossu dissimule dans une banlieue résidentielle, c’est ici que résident Lester Burnhamm, sa femme Carolyn et leur fille Jane. L’agitation du monde et sa violence semblent bien loin ici. Mais derrière cette respectable façade se tisse une étrange et grinçante tragi-comédie familiale ou désirs inavoués, frustrations et violences refoulées conduiront inexorablement un homme vers la mort. » C’est donc l’histoire d’une crise de la quarantaine salutaire qui pousse un homme, puis sa famille, à ne pas se satisfaire de ses mornes habitudes pour ne jamais plus perdre la quête ultime d’une vie : celle du bonheur. Ainsi, ce film poétique, drôle, incisif et intelligent renvoie chaque spectateur face à sa propre existence pour mieux réveiller les consciences. Il mérite clairement ses 8 Oscars.

 

4- Vanilla Sky (2001)

Vanilla Sky, c’est à la fois une comédie romantique, un thriller, un drame et film d’anticipation… et les quatre sont réussis. On y suit un beau gosse égoïste new-yorkais, héritier d’une grande fortune, à qui tout réussit (argent, sexe, loisir, ami) dont le destin va être bouleversé dans un premier temps par le début d’une VRAIE histoire d’amour romantique. L’idylle est belle et sucrée, mais elle ne dure qu’un moment. Car dans un deuxième temps, une ancienne partenaire jalouse défigure le jeune homme dans un accident de voiture. Commence alors un drame poignant sur la déchéance physique et le rejet dans le regard de l’autre. Pourtant l’idylle était trop belle pour qu’on ne donne pas tout pour la retrouver quitte à faire des sacrifices… se réveiller. Franchement, il est difficile d’en dire plus sans révéler toute l’intrigue de ce film génial, injustement méconnu. Beaux acteurs et belle réalisation sont au rendez-vous alors tenter le coup.

 

5- Bienvenue à Gattaca (1997)

« Dans un monde parfait, Gattaca est un centre d’études et de recherches spatiales pour des jeunes gens au patrimoine génétique impeccable. Jérôme, candidat idéal, voit sa vie détruite par un accident tandis que Vincent, enfant naturel, rêve de partir pour l’espace. Chacun des deux va permettre à l’autre d’obtenir ce qu’il souhaite en déjouant les lois de Gattaca. » Ce film d’anticipation sert admirablement une légitime mise en garde contre l’eugénisme scientifique et ses déviances probables. À la fois divertissement de qualité portée par une esthétique rétrofuturiste parfaite, il s’impose donc comme un film moral intéressant sur l’homme et sa force de volonté.

 

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3 Commentaires

  1. Encore une fois, tes catégories me semblent surprenantes! On ne sait pas très bien si ce sont des catégories d’émotions (subjectives) « tristesse, évasion, joie » ou de grandes catégories du cinéma comme « action et suspens » c’est amusant.
    A y réfléchir, j’aime bien. Il serait amusant que ces catégories émotionnelles entrent dans les critiques ciné et grilles de programmes TV. On serait un peu plus avancés qu’une étiquette « drame-suspens franco-bulgare » par exemple qui se révèle être perçu comme une comédie romantique cynique en fin de compte…Tu vois le topo? Joli florilège en tout cas!

    1. La question des catégories est plus un dilemme pour moi qu’autre chose, car si je me réfère aux catégories cinématographiques traditionnelles, je n’aurais presque que des « Comédies dramatiques ». C’est pourquoi j’ai voulu détourner le cassement vers des émotions humaines. Reste la simple typologie et le pinaillage sur les mots. C’est vrai que j’aurai pu mettre des mots comme « stress ou curiosité » à la place de suspense, mais bon… on comprend le propos.

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