L’Éventé

Je suis le fils du vent,
Son souffle est mon élan.
Porté au gré des gens,
Il s’engouffre et je prends.

 

Avec lui, je m’égare.
Il s’essouffle et se barre.
Vagabond, je me marre,
Loin du taf, près des bars.

 

C’est cet air dans ma tête
Qui me pousse à la fête.
Sur ces airs à tue-tête,
Je m’échauffe et m’endette.

 

Par la brise au réveil,
Il siffle d’une bouteille.
Tel l’écho de la veille :
Excès toujours pareil.

 

C’est alors que je pars,
En route pour la gare.
La distance me sépare
Des ennuis… me répare.

 

Lui me crie : « liberté ! »
Moi j’voudrais arrêter,
Prendre le temps, rester.
Mais je suis éventé.

 

Quand ce vœu vient pointer
Je reprends une bouffée.
Du courant de pensée,
Je ressors embrumé.

 

Las, je vis le chemin.
Sans bâtir, tout est vain.
Lui jouit de mon pétrin
Car il me connaît bien.

 

Tout au fond, c’est humain.
Sans rafale, on s’éteint.
J’ai appris le refrain :
Le vent n’a pas de fin.

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un commentaire

  1. J’aime beaucoup le positionnement très actuel de ce texte .J’ai du mal á comprendre ta pensée á la 4 ème strophe et j’aime la dernière.

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