L’ATTENTE

La voilà qui s’installe,

Et qui rythme le bal.

Perfide litanie,

Triste monotonie.

 

Avec elle tout est morne.

Moins de joie, plus de bornes.

Cet état passager

Finit par se fixer.

 

Tel le but qui s’éloigne,

S’enlise, mais se soigne.

La phase prend son temps.

Elle fait durer l’instant.

 

Les minutes se font heures.

Les mois créent rancœur,

Empêchent de penser :

Simplement Ressasser.

 

L’attente nous gagne,

Unique compagne.

Elle étiole vos forces,

Vous rabote l’écorce.

 

Elle soigne son effet,

Use de tous les reflets.

La montre se fait arme,

L’aiguille tangue et charme.

 

Le vide prend alors

Tout l’esprit et le corps.

On attend plus vraiment,

Une chute au tourment.

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