TOP 10 DES FILMS DE 2012

1 / Projet X (comédie)

Projet x

Si beaucoup de cinéphiles s’arracheraient les cheveux de voir un tel film à la tête du Top 2012, moi je vais oser sans remords. En effet, si sur le papier l’histoire de cette bande d’ados attardés qui se retrouve malgré eux en organisateurs de la plus grosse fête de tous les temps dans leur jardin parait simplement sympatoche, le résultat est pourtant jubilatoire et excitant comme jamais. 1 parce que Projet X constitue le teen movie ultime qui capte la caricature de l’énergie adolescente comme aucun American Pie ne l’a jamais fait. 2 parce qu’il bénéficie d’une réalisation dynamique (par le réalisateur du très bon Very Bad Trip) avec caméra d’épaule dont l’utilisation pleine d’humour n’avait pas été aussi pertinente depuis le Projet Blairwitch. 3 parce qu’en plus d’être drôle, il est diablement sexy par l’addition des scénettes orgiaques et autres baignades topless. 4 parce qu’il utilise à merveille l’une des meilleurs BO de film depuis longtemps avec un mélange de musique électro, rap et rock du plus belle effet. 5 parce qu’il ose employer toute une nouvelle génération d’acteurs (et d’actrice) méconnus qui renforce vraiment l’immersion dans le film.

BILAN : SEXY, FESTIF & STIMULANT !

2 / L’exercice de l’Etat (drame / thriller)

L’exercice de l’Etat

L’exercice de l’Etat est un peu l’opposé du film précèdent. C’est un film d’auteur fondamentalement européen dans son réalisme froid, que l’on observe bien plus d’un œil inquiet que le rire aux lèvres. A la fois thriller et drame, on y suit le quotidien marathon d’un ministre français jonglant entre conférence de presse, échauffourée de ministère, réunion de cabinet et surmenage intime. Si le film, parfaitement joué et réalisé, pourraient vite tomber simplement dans l’excellent documentaire sur les gloires et doutes politiciens, il le dépasse par un sens du suspense implacable. En effet, par le jeu de la mise en scène et du découpage malin du scénario, on ne peut s’empêcher d’imaginer le drame arriver à tous moment sans qu’il n’y ait jamais de réelle condition pour qu’il survienne. Du coup, le spectateur reste accroché au film, aux aguets à la moindre porte qui s’ouvre… On y voit un monde politique qui évite à merveille l’écueil du « tous pourris » sans jamais tomber dans l’idolâtrie militante.

BILAN : REALISTE, INTELLIGENT & HALETANT !

 

3 / De Rouille et d’os (drame / romance)

De Rouille et d’os

De rouille et d’os est peut être le meilleur film de Jacques Audiard (pourtant déjà responsable des merveilles que sont Un Prophète et Sur mes lèvres) car il allie l’ensemble du réalisme puissant et froid dont il est le maitre à la beauté lumineuse d’une romance délicate. En effet, derrière ce récit d’une femme sexy mutilée par un accident se reconstruisant à la rencontre/séduction d’un boxeur rustre, apparait un choc émotionnel fort. C’est la rencontre parfaite de la féminité pure de Marion Cotillard (délicatesse, fragilité, charme), à la virilité hors norme (puissance, détermination, rudesse) de  Mathias Schoenaerts. C’est un film merveilleux qui ose tous les genres en un : un drame dépressif  sur le handicap, un film ultraviolent sur la boxe clandestine, un documentaire social sur la condition prolétaire,  une romance poétique porté par des scènes d’une beauté plastique mémorables…

BILAN : EMOUVANT, DELICAT & BEAU !

 

4 / Le Prénom (comédie)

Le Prénom

Le Prénom est l’adaptation cinématographique de la pièce de théâtre éponyme. Il en a d’ailleurs gardé toutes les qualités (sens du dialogue et du coup de théâtre) et les défauts (étroitesse des décors et le phrasé ampoulé). On aurait pourtant tort de passer à côté de cette drôlissime comédie pour son coté trop théâtral (rappelez vous du Diner de con ou Le Père Noël est une ordure). C’est le récit jubilatoire d’une réunion d’amis bourgeois et parisiens dont l’un d’entre eux à l’idée saugrenue d’appeler son futur fils Adolphe… Un prénom aux relents historiques sulfureux qui va créer la polémique et révéler de multiples rancœurs et secrets familiaux enfouis pour le meilleur et pour le rire. Ainsi les vannes qui font mouche, le timing impeccable des quiproquos et la tension comique qui s’installe crescendo font tous le sel de cette comédie franchement réussie.

BILAN : DROLE, BAVARD & THEATRAL !

 

5 / Cloclo (comédie dramatique)

Cloclo

Ce biopic sur la vie du chanteur Claude François aurait pu vite tomber dans la farce musicale ou l’agiographie déplacée, voire même au lynchage d’une idole par trop consensuel. Et pourtant… Cloclo est une vraie réussite car il parvient justement à rester sur le fil entre le réel et le romanesque, la star et l’homme, l’idole et le paumé. L’un n’allant pas sans l’autre, le film et le brillant jeu d’acteur captent le fragile équilibre entre les moments de gloire d’une star jouissant de ses excès (fans, concerts, bling bling) et ses doutes quant à la futilité de sa propre identité people. On y suit avec une certaine émotion les prouesses et déboires d’une « idole des jeunes » dont le perfectionnisme tourne à la maniaquerie, et le pragmatisme populaire se mêle au nouveau riche m’as-tu-vu. Reste alors derrière ce rêveur cynique, glorieux et pathétique, une multitude de tube qui parsème chaque étape du film. On se surprend alors à murmurer discrètement en chœur chacun des airs… aussi ringard soit-il. Comme dit le proverbe, on connaît la chanson.

BILAN : TOUCHANT, MUSICAL & SPECTACULAIRE !

6 / La part des anges (comédie sociale)

La part des anges

La part des anges reprend la plupart des éléments qui font le sel habituel des films de son réalisateur Ken Loach. Il s’agit donc une nouvelle fois d’une comédie sociale réaliste qui dénonce les travers du prolétariat anglais par le biais de l’humour. Loin du discours moralisateur, ce film raconte la vie d’un jeune racaille qui échappe à la prison de justesse par égard pour la naissance de son future bébé. Le voici donc jeune papa condamné à des travaux d’intérêts généraux qui va trouver une forme de rédemption auprès de son surveillant et de la bande de paumés qu’il encadre. Avec eux, il va prendre conscience de son potentiel en tant qu’amateur éclairé de whisky, dont est fervent son amical  surveillant. C’est là que le film trouve un nouveau souffle, puisqu’on passe de la découverte de l’univers mystérieux des distilleries à l’élaboration d’une vraie intrigue de braqueur de banque du dimanche. En effet, pour sortir de la pauvreté, le personnage à l’idée de dérober avec sa bande une bouteille de whisky millésimé… A la fois malin et démunis, c’est ce contraste qui nourrira les multiples rebondissements drôle et prenant de cette petite bande so british.

BILAN : MALIN, AMUSANT & BRITISH !

 

7 / Le Hobbit (action / aventure)

Le Hobbit

Avec cette poursuite d’immersion dans le monde du Seigneur des anneaux, on ne peut pas vraiment parler d’une surprise tant il était attendu. Et pourtant, il surprend belle et bien. S’il conserve l’aspect dépaysant et épique de « sa » prestigieuse trilogie précédente, il y ajoute une sacrée dose d’humour, voire de franche bouffonnerie.  Rendu encore plus enfantin que le livre par son réalisateur Peter Jackson, le résultat est certes moins solennel et classe mais il gagne en légèreté et sens du rebondissement. Si j’avoue avoir été au départ franchement déboussolé par ce parti-pris, j’ai fini par être pris au jeu des personnages au fil de l’action effrénée et de ses effets spéciaux encore plus beau qu’avant. Si j’émets toujours de vraies réserves quant aux ajouts à l’intrigue d’éléments bêtements manichéens (foutu orc blanc sans intérêt), je ne peux nier avoir passé un bon moment devant ce film. Alors certes, je suis moins séduit qu’avec le Seigneur des anneaux (je préfère pourtant le livre Bilbo) mais je reste captivé par le merveilleux qui se dégage de cet univers fidèlement retranscrit. Finalement, si je pense pouvoir me faire au côté juvénile insufflé (comme si Le Hobbit était fait par Disney), je pense que mes quelques réserves proviennent davantage de l’étalement du film en Trilogie qui impose des « boss intermédiaire » ridicules à la manière des jeux vidéo. Ça reste du grand spectacle.

BILAN : EPIQUE, MERVEILLEUX & NIAIS !

8 / L’amour dure 3 ans (comédie romantique)

L’amour dure 3 ans

BILAN : SINIQUE, ROMANTIQUE & SYMPATHIQUE !

 

9 / The Dark Knight Rise (action)

The Dark Knight Rise

BILAN : DYNAMIQUE, HALETANT & MANICHEEN !

 

10 / Les Kaïra (comédie)

Les Kaïra

BILAN : SALACE, BETEMENT DROLE & CULOTEE !

 

Autres films intéressants de 2012 : Le Grand soir, Hunger Games, La Dame de fer, TED, Blanche Neige et le chasseur, Radiostars, Prometheus…

Les films que je n`ai malheureusement pas encore vu alors qu`il faudrait d`après la presse : Amour, Bullhead, Argo, Skyfall, Cheval de Guerre, Holly Motors,  Les bêtes du Sud sauvages, Take Shelter, Télé Gaucho.

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2 Commentaires

  1. Le teen movies ultime c’est The Faculty !! Personne n’arrivera jamais à la cheville de R Rodriguez !
    Et Intouchables ? Caillou ?

  2. The Faculty etait effectivement un tres bon teen movies, mais face Projet X je maintient mon choix (subgectif). Intouchable est de 2011. Il est d`ailleurs dans mon top de l`annee derniere : https://partigue.wordpress.com/2012/04/26/mes-films-preferes-de-2011/

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